Contribuer aux médias sociaux… oui ou non ? Pour engendrer de la reconnaissance ?

Cela fait longtemps que j’ai publié une rubrique dans ce blog. J’en suis navrée. Je me le fais d’ailleurs reprocher au bureau. Vous savez, c’est tout à fait contraire aux meilleures pratiques. En fait, pour optimiser les bénéfices d’un blogue, dit-on, il faut publier tous les jours! Je veux bien… mais cela dépend de l’intention et de la pertinence. Comme l’exercice. Pour vraiment en tirer les bienfaits, dit-on, il faut en faire un peu tous les jours…

Je suis loin d’être certaine de pouvoir traiter d’un sujet en profondeur et surtout d’avoir quelque chose d’intelligent ou de touchant à dire tous les jours. Composer et produire du contenu crédible est exigeant. C’est pour ça qu’au quotidien, je privilégie le microblogage sur Twitter® en 140 caractères.

Tout l’monde en parle
Vous êtes sans doute encore nombreux à ne pas trop savoir comment  vous y prendre avec cette bibitte. J’ai pensé que vous trouveriez peut-être utile de comprendre comment et pourquoi j’utilise Twitter. À vous de décider par la suite si vous voulez être un contributeur de contenu ou un observateur des médias sociaux !

Contribuer
Comme vous avez à peu près tous un profil sur LinkedIn, pour contribuer du contenu, il vous suffirait de vous brancher à un ou à plusieurs groupes d’intérêts et de participer à la conversation… Pour ma part, je nourris un blog quand j’ai quelque chose à dire et que je trouve la façon de le partager. Je me suis rendu compte que j’écris sur ce que j’apprends. L’écriture m’aide à faire des liens, à structurer ce que j’ai appris, puis à le mettre en application. Mais si vous saviez le nombre de billets que j’ai commencé sans les terminer. Par contre, j’essaie de « tweeter » tous les jours.

L’intention
Au fil du temps, j’ai constaté que ma plus grande intention est celle d’être utile dans le cadre de mon travail. C’est pourquoi j’ai choisi de «tweeter» de l’information professionnelle plutôt que personnelle. Je ne vois pas en quoi vous dire ce que je fais à la minute près ou épancher  mes états d’âme pourrait vous être d’une quelconque utilité. J’utilise plutôt trois voies pour générer un contenu « professionnel ».

Le microblogage – comment générer du contenu
1.    Vigie. J’essaie d’être constante dans ma vigie hebdomadaire de tout ce qui s’écrit en matière de leadership; de recrutement; de médias sociaux par rapport aux RH; de mobilisation, de rétention et de fidélisation des employés. Parallèlement, des sujets tels le bonheur et la reconnaissance au travail m’habitent présentement. Je sonde pas moins de onze sources Web que j’ai inscrites dans mes favoris, notamment le Harvard Business Review,  le London Business School Psychology Today, ainsi que plusieurs grands médias d’actualité. J’utilise en outre Google Reader pour voir d’un coup d’œil les titres d’une vingtaine de blogs qui traitent des sujets que j’ai énumérés plus haut. Je peux alors faire un tri par titre pour ne lire que les articles que j’estime dignes d’intérêt pour mon réseau (majoritairement RH). Je compose un tweet, parfois en copiant le titre, ou en écrivant un microbillet de 140 caractères sur un renseignement pertinent sans oublier le lien à l’article au cas où vous seriez intéressés d’en savoir plus.

2.    Partage. Je partage en outre des citations ou des passages de livres ou d’articles (140 caractères) que je trouve particulièrement signifiants, mais toujours reliés aux sujets d’intérêt.

3.    Diffusion. Enfin, je retweet les microblogs qui me semblent pertinents pour vous, dont ceux que je suis.

Des outils pour sauver du temps
Pour alléger ce travail, car c’en est tout un, outre Google Reader, je fais appel à des outils comme Tweet Deck et Social Oomph. Grâce à ces outils, je parviens à gérer plus efficacement tout cet afflux d’information et à en assurer la diffusion. Les messages sont diffusés sur mon compte Tweet personnel, le Tweet d’Illico Hodes, le fil RSS, mon profil LinkedIn où vous êtes plus présent et… vous me faites justement penser que je devrais aussi les diffuser sur le profil d’Illico Hodes.

J’avoue que cela exige quand même d’y investir beaucoup de temps. Ce qui est le plus difficile c’est d’être constante. Vous savez comment la vie peut nous bousculer. Twitter et les médias sociaux en général  sont une activité très accaparante si l’on prend la peine de bien faire les choses et j’irais jusqu’à avancer que l’on peut devenir accro…

Gain de perspective
J’ai fait tout récemment un voyage extraordinaire au Népal et au Bhoutan avec Rémi Tremblay de La maison des leaders . En cours de route, j’ai finalement décidé de me déconnecter (faut dire que le fait que mes courriels ne rentraient pas a aidé). Au début, j’ai eu l’impression d’être en sevrage… même si je suis arrivée à communiquer à deux reprises. En revanche, c’est assez impressionnant de constater comment se déconnecter… nous reconnecte. Plusieurs personnes du groupe avaient des téléphones intelligents et des tablettes du type iPad. C’est comme s’ils vivaient dans deux mondes. Le présent, ici et maintenant, et le passé/futur du hier et ailleurs… décalage horaire oblige.

Tout cela pour dire que de me débrancher a fait énormément de bien. De me sortir de l’engrenage de mon quotidien a remis en question la pertinence d’être aussi active. D’abord, à vouloir répondre en temps réel à mes courriels 24/7… qui ne se reconnaît pas? Puis à vouloir participer à ce grand virage des médias sociaux…

De l’usage des médias sociaux
Ce que je constate, pour être bien honnête, c’est que mon motif de départ était de positionner Illico Hodes dans son offre de service. Les médias sociaux offrent effectivement un arsenal de plus en marketing pour accroître la notoriété d’Illico Hodes et ultimement de donner de l’expansion à l’entreprise. Et lorsque c’est l’objectif visé, méritoire en soi, il convient de connaître et de respecter les règles de bases déjà établies.

Pour ceux qui aiment philosopher… Être ou ne pas être… sur les médias sociaux.
Aujourd’hui, avec le recul et notre réflexion sur le sujet de la reconnaissance (mes complices France, Serge et Rémi), je ne peux m’empêcher de faire des liens entre notre immense besoin à tous de reconnaissance et le phénomène universel des médias sociaux.

Fondamentalement, les médias sociaux se révèlent la tribune parfaite pour engendrer de la reconnaissance. L’actuelle démocratisation de l’information et l’accessibilité des outils rendent désormais possible et facile de créer un endroit où nous avons le pouvoir d’exister. En conséquence, chacun peut se donner un espace, une voix, pour susciter un sentiment d’utilité, de mérite, auquel viennent s’ajouter les plaisirs de la convivialité.

Les médias sociaux peuvent répondre à la fois, mais pas seulement, à deux besoins souvent conflictuels : la reconnaissance sociale de conformité, ce sentiment d’appartenance à une communauté, et la reconnaissance de distinction, ce désir de se démarquer de la communauté, d’être exceptionnel…

Comme pour toute situation dans laquelle je me trouve, les médias sociaux permettent d’apprendre et/ou de contribuer.
Pour le contributeur cela veut dire :

1.    Attirer l’attention, capter le regard d’autrui
2.    Se sentir utile aux autres
3.    Obtenir une certaine confirmation de sa valeur

Le message, c’est le médium
Donc, quand on choisit d’y participer, que ce soit activement ou passivement, les médias sociaux sont beaucoup plus qu’une stratégie de marketing… C’est une confirmation de soi ou de l’entreprise, une activité de reconnaissance qui prend plusieurs formes, à la condition que ce qui est contribué est pris en considération par les autres. D’où l’importance de l’intention et de la pertinence. Après tout, une présence dans les médias sociaux se fait sous le regard de l’autre, millonifier!

« L’aspiration à la reconnaissance peut être consciente ou inconsciente, mettant en œuvre des mécanismes rationnels ou irrationnels. Je peux aussi chercher à capter le regard d’autrui par différentes facettes de mon être, mon physique ou mon intelligence, ma voix ou mon silence. » Tzvetan Todorov

À bientôt,

Céline

8 Commentaires »

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  1. Suzanne Gagnon

    Ton billet est une belle façon d’arriver à voir plus clair dans le spaghetti de possibilités que sont les réseaux sociaux. J’apprends par l’exemple, ou des exemples. Merci Céline de ce partage et de ce « crach course » qui nous invite à réfléchir…pas avant de plonger, mais EN plongeant! L’intelligence dans l’action.

    • Céline

      Wow, l’intelligence dans l’action… Je soupçonne que les médias sociaux n’ont pas fini de nous bousculer et ce à la vitesse de l’éclair. Il est vrai que si nous ne nous mettons pas en action, nous risquons de passer à coté de tout un monde. L’important c’est l’intention !

  2. Josée Blaquière

    Céline, tes propos sur les nouveaux médias m’ont tenu en haleine jusqu’à la fin et j’apprécie ta transparence et la profondeur de ta réflexion. Merci !

    • Céline

      C’est une amorce de réflexion, je compte sur vous pour nous aider à la poursuivre… Merci Josée!

  3. Hélène Tremblay

    Merci pour ton partage Céline…plein de bon petits trucs pour une non initiée!

  4. Céline

    Merci Hélène,
    j’espère avoir aidé à démystifier pour enlever la peur au non initiée.
    Seras-tu un contributeur ou un observateur?

  5. Marie-Claude Perrault

    Merci de ce partage candide et inspirant Céline. Pour t’avoir vu et avoir aussi vécu le « sevrage » internet au Népal et au Bhoutan, je n’ai pas terminé mon questionnement au sujet de l’équilibre temps méditation/ressourcement et équilibre vs investissement visibilité et médias sociaux. Qu’est-ce que je cherche à accomplir avec chacun d’eux? pour qui? pourquoi? comment? à suivre…

    • Céline

      Merci Marie-Claude. Je te souhaite une excellente réflexion dont tu partageras le fruit avec nous j’espère.
      Céline

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