Les premiers pas d’un changement de culture – 2e partie

Dans son commentaire sur l’article précédent, Pierre Marc demandait justement de lire la suite rapidement… Désolées du délai, vous savez comment le tourbillon de la vie nous emporte parfois.

Même un mois plus tard, nous pensons qu’il est toujours intéressant de dégager les puissants leviers de changement du discours d’Obama sur l’état de l’Union Winning the Future.  Après tout, ce discours se veut porteur du changement et non seulement un événement pour défrayer la manchette des nouvelles!

Dans notre blog précédent nous présentions  quelques extraits du discours où le président Obama exprimait  pourquoi il est important pour les Américains de s’investir, de voir les choses autrement et de changer pour continuer à être des gagnants dans les années à venir.  Le pourquoi fait appel aux émotions et donne un sens à ce qu’on veut faire ou à ce que l’on fait. Il fait appel au côté émotif qui inspire et qui fait agir. Mais on sait aussi que  le côté émotif seul, sans fournir une direction claire, sans faire appel au côté rationnel ne peut favoriser des changements de comportements significatifs.

Obama va plus loin dans son discours et il interpelle l’imaginaire des citoyens américains en leur donnant aussi des exemples de comment ils peuvent faire pour y arriver.  On note que le comment s’articule tant par des valeurs que par des actions concrètes :

“…eliminate the billions in taxpayer dollars we currently give to oil companies. “
“…become the first country to have a million electric vehicles on the road by 2015.”
“By 2035, 80 percent of America’s electricity will come from clean energy sources.”
“We need to out-innovate, out-educate, and out-build the rest of the world.  (Applause.)  We have to make America the best place on Earth to do business.  We need to take responsibility for our deficit and reform our government.  That’s how our people will prosper.  That’s how we’ll win the future.”

Son discours aborde tout autant la dimension du « quoi », c’est-à-dire des enjeux et défis à relever. C’est souvent ce qu’il y a de plus facile à décrire parce que cela interpelle le volet plus rationnel :

«At stake is whether new jobs and industries take root in this country, or somewhere else.  It’s whether the hard work and industry of our people is rewarded.  It’s whether we sustain the leadership that has made America not just a place on a map, but the light to the world.»

De plus, le discours du président est aussi une belle illustration des principes de base  utilisés dans l’approche de l’enquête appréciative* : exprimer les souhaits pour l’avenir, se raconter les moments où nous avons été à notre meilleur et s’appuyer sur nos forces pour bâtir l’avenir :

«We’re the nation that put cars in driveways and computers in offices; the nation of Edison and the Wright brothers; of Google and Facebook.  In America, innovation doesn’t just change our lives.  It is how we make our living. 
Half a century ago, when the Soviets beat us into space with the launch of a satellite called Sputnik, we had no idea how we would beat them to the moon.  The science wasn’t even there yet.  NASA didn’t exist.  But after investing in better research and education, we didn’t just surpass the Soviets; we unleashed a wave of innovation that created new industries and millions of new jobs.  This is our generation’s Sputnik moment.
 
… no workers are more productive than ours.  No country has more successful companies, or grants more patents to inventors and entrepreneurs.  We’re the home to the world’s best colleges and universities, where more students come to study than any place on Earth.

We may have different backgrounds, but we believe in the same dream that says this is a country where anything is possible.»

Enfin,  ce discours illustre aussi la puissance de ce que les anglophones appellent le  “story telling”.  Il a été démontré la portée que peut avoir une histoire vécue pour communiquer un message.  Obama est maître dans l’art de raconter des histoires qui viennent illustrer et renforcer ses propos.  Parmi celles-ci :

«… Robert and Gary Allen are brothers who run a small Michigan roofing company.  After September 11th, they volunteered their best roofers to help repair the Pentagon.  But half of their factory went unused, and the recession hit them hard.  Today, with the help of a government loan, that empty space is being used to manufacture solar shingles that are being sold all across the country.  In Robert’s words, “We reinvented ourselves.”

Dans le prochain billet (3e et dernière partie)  nous partagerons des extraits  de deux livres que nous trouvons aussi très inspirants  pour des leaders qui pilotent des changements.

Merci d’enrichir avec vos commentaires, c’est aussi votre tribune.

Jacinthe et Céline

*  Se tiendra prochainement un atelier sur l’enquête appréciative.  Cliquer ce lien pour télécharger la brochure et celui-ci pour télécharger le formulaire d’inscription.

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